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Éditorial du 3 octobre à l'émission Par-dessus le marché

L'absence de politique industrielle?

10 octobre 2012

Dans le cadre d’un éditorial pour l’émission Par-dessus le marché, le directeur général de l’IRÉC a expliqué les dérives du discours des opposants principalement des milieux patronaux au sujet de la nouvelle approche du gouvernement pour remettre l’économie sur les rails du 21e siècle et rétablir l’équité fiscale. Dans un texte fort bien écrit, comme à l’accoutumée, il rappelle que c’est l’absence d’une véritable politique économique qui constitue le terreau le plus fertile pour l’expression d’intérêts corporatistes et ses effets délétères sur l’économie du Québec.

« Pourtant, dit-il, nous devrions nous réjouir qu’un gouvernement ait le courage d’annoncer un virage économique majeur en mettant fin au développement de certaines énergies nuisibles à l’environnement et la santé soit celles du nucléaire et des gaz de schiste et en proposant un objectif d’indépendance énergétique et de réduction de notre dépendance au pétrole. Le ministre des Finances vise la bonne cible en identifiant les transports comme le premier front à privilégier, car ne l’oublions pas, c’est pour le transport de personnes et des marchandises que nous importons la plus grande part du pétrole ».

Ce qui n’empêche pas l’économiste de l’IRÉC de faire une mise en garde, car le gouvernement doit prendre la mesure d’un tel objectif et de la réorganisation complète de nos manières de voir le développement économique qu’il suppose. « Il faut souhaiter, dit-il, que le gouvernement se fasse plus explicite et qu’il dépose des projets mobilisateurs, qu’il annonce des politiques audacieuses

Le choix annoncé par le gouvernement est un choix économique tout à fait en phase avec le développement économique. Un rapport de l’IRÉC L’électrification du transport collectif : un pas vers l’indépendance énergétique du Québec avait établi que la mise en place d’un réseau national de transport par monorail permettrait la création de près de cent mille emplois tout en dotant le Québec d’un lien vital entre la métropole et les capitales régionales. « En quoi, ce la n’aurait rien à voir avec le développement économique? », affirme-t-il.

Dans son éditorial, il constate avec plaisir que le milieu patronal n’est pas monolithique. L’intervention de Renaud Lapierre, président de Veridis, montre que des entreteneurs voient la nécessité de se positionner pour la reconversion de notre économie et qu’ils s’y préparent activement avec des résultats prometteurs.

Selon Robert Laplante, les perspectives de reconversion de la structure économique du Québec sont excellentes. « Notre potentiel est immense. Nous avons les talents et les compétences. Nous aurons peut-être un gouvernement capable de faire les bons choix politiques. C’est à voir », a-t-il conclu.

Photo : Marie Laplante-Anfossi

Graphisme : Anne Brissette graphiste  |  Réalisation : NeXion